Antimaçonnisme : un bref historique

Forces occultes

Depuis quelques années, l’Internet est une chambre d’écho de nombreuses thèses relevant de la fantasmagorie du complot. Les juifs, les élites, les illuminatis, les reptiliens… entités réelles ou imaginaires, sont les « héros » de ces contes pour adolescents et adultes. Parmi ceux-ci, les francs-maçons ont une place de choix. La franc-maçonnerie, cette société discrète, apparue il y a plus de trois-cents ans. Elle a traversé les siècles et s’est retrouvée au fil du temps dans de nombreuses thèses sur sa prétendue influence, ses supposés pouvoirs occultes ou encore ses incroyables rituels imaginaires.

L’antimaçonnisme existe depuis que la franc-maçonnerie existe. Plus présent à certaines périodes, plus feutré à d’autres. Qui sont les responsables ? Pourquoi ? Quels sont les mécanismes de cette haine du franc-maçon ? Et les francs-maçons, ont-ils leur part de responsabilité ? Que peuvent-ils faire pour améliorer la situation ?

1738, à peine 20 ans après l’acte fondateur de la franc-maçonnerie spéculative moderne, le pape Clément XII, dans sa lettre apostolique In eminenti apostolatus specula, accuse les loges de « promouvoir le pluralisme religieux », de se « satisfaire d’une morale naturelle » et de « couvrir sa perversion morale par un secret protégé par un serment ». C’est le point de départ d’une longue série d’écrits qui n’auront de cesse de démontrer que les francs-maçons sont cupides, satanistes, comploteurs, épicuriens, naturalistes, juifs, instigateurs des révolutions, assassins ritualisés, secrets, mystérieux, conjurés… j’en passe tant les errements, les crimes, les abominations dont sont accusés les francs-maçons sont nombreux et variés.

Au travers d’un rappel historique de l’antimaçonnisme et de ses différents courants, nous allons tenter un point de la situation à ce jour.

Antimaçonnisme, antimaçonnerie

Selon Wikipédia, L’antimaçonnisme (ou antimaçonnerie) désigne la critique, l’opposition et l’hostilité manifestées à l’encontre de la franc-maçonnerie et de ses membres.

Plus précisément, dans le numéro de juillet 2007 de la « Chaine d’Union », Jacques Lemaire fait un distingo entre antimaçonnerie et antimaçonnisme.

Selon lui, l’antimaçonnerie est « l’animosité ou l’antipathie circonstancielle ou ponctuelle contre les francs-maçons et leurs usages ». Alors que l’antimaçonnisme est une « agressivité plus permanente fondée en système et comportant des implications directes en matière de politique ou de religion ».

Là où l’antimaçonnerie serait une moquerie « gentillette » des coutumes maçonniques, l’antimaçonnisme serait un système organisé visant à nuire aux francs-maçons et à la franc-maçonnerie, voire visant à leur disparition.

D’un point de vue historique, les thèmes de l’antimaçonnerie ont largement précédé ceux de l’antimaçonnisme.

Naissance de l’antimaçonnisme

La franc-maçonnerie spéculative nait officiellement en 1717 en Angleterre et commence à se répandre sur le continent européen. Dès lors la curiosité des profanes est aiguisée par des pièces ou livres tournant en dérision les rituels francs-maçons, en les présentant de manière grotesque ou fantaisiste.

Alors même que de nombreux hommes d’église s’inscrivent, sans y voir malice, dans des loges, la papauté lance une violente charge contre la franc-maçonnerie l’accusant de promouvoir le pluralisme religieux et de se satisfaire d’une morale naturelle, dans la lettre apostolique In eminenti apostolatus specula, publiée le 28 avril 1738 par le pape Clément XII.

Le 18 mai 1752, le pape Benoit XIV en remet une couche dans la constitution Providas Romanorum Pontificum.

Ces deux textes inspirent très rapidement la pensée catholique.

Antimaçonnisme et antisémitisme

En 1799, l’abbé Augustin Barruel tente d’établir la responsabilité de la franc-maçonnerie dans l’émergence de la Révolution de 1789 avec ses Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme.

C’est au XIXe siècle qu’apparaît pour la première fois l’amalgame entre antimaçonnisme et antisémitisme. En 1815 paraît Le Nouveau Judaïsme ou la Franc-Maçonnerie dévoilée, dont l’auteur dévoile le rituel d’initiation du grade de Rose-Croix en ces termes : « Ne nous étonnons donc plus si les francs-maçons sont si hardis persécuteurs des enfants de l’Église : ils sont juifs, ils en font l’aveu ». En 1869, Henri Gougenot des Mousseaux inaugure la doctrine relative au complot judéo-maçonnique d’assujettissement des consciences et de domination planétaire, dans son livre « Le Juif, le judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens ».

Il n’en fallait pas plus pour que la papauté suive cette voie. Dans sa lettre encyclique, Etsi multa du 21 novembre 1873, Pie IX accuse sans détour la franc-maçonnerie d’être la « synagogue de Satan ». Léon XIII, poursuit cette accusation dans Humanum genus, le 20 avril 1884, et reçoit même le mystificateur Léo Taxil en le gratifiant d’une bénédiction apostolique.

Quand, en 1921, Les Protocoles des Sages de Sion, sont traduits en français personne ne met en doute les allégations mensongères contenues dans cet ouvrage. Les franc-maçons y sont dépeints comme les « jouets inconscients des Juifs dans leur tentative de diriger le monde ». On sait malheureusement depuis, que ce faux notoire a joué un rôle fondamental dans l’élaboration de l’idéologie antisémite nazi comme en atteste le « Mein Kampf » d’Hitler. Le même Hitler aura d’ailleurs, au sujet de cet écrit, une rhétorique complotiste bien connue, il déclarera « Si l’on dit que c’est un faux, cela prouve qu’ils sont vrais. »

L’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933 signe l’arrêt de mort de la franc-maçonnerie allemande. Dès l’été de cette même année, Himmler publie une ordonnance exigeant des autorités locales de fournir des informations sur toutes les loges et sur tous leurs membres.

En 1934, Goering ordonne aux loges de s’auto-dissoudre. Il déclare les loges maçonniques dangereuses pour l’État et pour l’unité du peuple allemand.

Le 17 aout 1935 : Frick, ministre de l’Intérieur du Reich, prononce la disparition définitive de la franc-maçonnerie en Allemagne.

Cette disparition « définitive » ne durera finalement « que » 14 ans.

De Léo Taxil à Vichy, une longue histoire de l’antimaçonnisme

En France la fin du XIXe siècle et le début du XXe verront avec les élucubrations de Léo Taxil, l’affaire Dreyfus et l’affaire de Fiches, entre autres, se développer un fort sentiment antimaçonnique et antisémite. La loi de séparation de l’Église et de l’État contribuera également au fort ressentiment des catholiques contre les francs-maçons qui en sont estimés responsables.

Vichy et sa propagande antimaçonnique

Cet antimaçonnisme verra son apogée au lendemain de la défaite française et de la prise de pouvoir de Philippe Pétain (je n’utilise pas ici sa distinction de maréchal de France, car il a perdu ses droits à le porter suite à sa condamnation à la dégradation nationale). Dès son avènement le régime de Vichy proclame des lois antimaçonniques et plus particulièrement la dissolution des « associations maçonniques », le 13 aout 1940. Les biens des obédiences sont placés sous séquestre et leur liquidation prononcée le 5 octobre 1940.

L’exposition « La Franc-maçonnerie dévoilée » s’ouvre au Petit Palais dès octobre 1940.

Le film « Forces Occultes » a été commandité en 1942 par la Propaganda-Abteilung Frankreich, service de propagande nazie du commandement militaire allemand en zone occupée en France. Il s’en prend avec virulence à la franc-maçonnerie et au parlementarisme.

Un mystificateur nommé Taxil

Je ne peux pas poursuivre sans revenir quelques instants sur Léo Taxil dont j’ai déjà parlé deux fois au cours de ce bref historique.

Léo Taxil s’est d’abord fait connaitre pour ses écrits anticléricaux, ce qui lui a probablement valu ses lettres de noblesse pour entrer en franc-maçonnerie. Son activité de publication anticléricale devenant moins florissante et après avoir été radié par sa loge, Taxil revient à grand bruit dans le giron de l’Église. Celle-ci lui en sait gré puisqu’elle rembourse les dettes qu’il avait contractées. Rappelons que Léon XIII vient de promulguer Humanum genus.

Taxil pressent que l’antimaçonnisme est un marché juteux et ainsi, il renfloue ses finances en publiant une série de fascicules mensuels de révélations sur la franc-maçonnerie. Il révèle ainsi toute une série de rituels existant ou ayant existé en saupoudrant ses révélations de petites touches personnelles qui changent tout. Il a d’ailleurs déclaré par la suite : « Mes premiers livres sur la franc-maçonnerie furent donc un méli-mélo de rituels, avec des petits ajouts qui n’avaient l’air de rien, avec des interprétations en apparence anodines. »

Le recueil de ses fascicules reliés sortira sous le titre : « Le Diable au XIXe siècle – La Franc-Maçonnerie Luciférienne – Révélations complètes sur le Palladisme. »

Le dictionnaire Larousse persistera d’ailleurs jusqu’en 1950 à définir le Palladisme comme étant le « Culte de Satan-Lucifer, c’est-à-dire Satan considéré comme ange de lumière ». C’est mot pour mot la définition donnée par Taxil lui-même !

Taxil a bâti une fortune grâce à ses publications antimaçonniques. C’est alors qu’il a décidé de saborder son affaire ; peut-être pour jouer un dernier tour pendable à l’Église. Le 19 avril 1897, dans la salle de la Société de Géographie, Taxil commence une conférence ayant pour titre « Le Palladisme terrassé ». Il démonte minutieusement sa fumisterie avec de nombreuses preuves à l’appui. Et il conclut ainsi au bout d’une heure :

« Mesdames et Messieurs, on vous a annoncé que le Palladisme serait terrassé aujourd’hui. Mieux que cela, il est anéanti ; il n’y en a plus […] J’ai commis un infanticide. Le Palladisme maintenant est mort et bien mort. Son père vient de l’assassiner. »

Léo Taxil a su faire de « l’antimaçonnisme alimentaire » son gagne-pain.

Après la guerre, de nouveaux modes de diffusion de l’antimaçonnisme

Le 15 décembre 1943, une ordonnance du Comité Français de Libération Nationale (CFLN) au nom du Gouvernement provisoire de la République Française, porte l’annulation de la loi du 13 aout 1940 et des dispositions relatives aux sociétés secrètes.

Après la Libération, l’ordonnance du 31 mars 1945 rétablit la légalité républicaine et rend exécutoire en métropole l’ordonnance d’Alger du 15 décembre 1943.

Pourtant, l’antimaçonnisme ne s’arrête pas là. Le 23 janvier 1983, le cardinal Ratzinger, futur pape Benoit XVI est alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, nouveau nom de la Sacrée congrégation de l’inquisition romaine et universelle. Il confirme dans le droit canon que l’appartenance à la franc-maçonnerie pour les catholiques constitue un péché grave (ou encore péché mortel). Ce n’est plus tout à fait l’excommunication, mais on sent bien que ce n’est pas le grand amour pour autant.

Des thèses persistantes

Et enfin, un peu partout, on voit poindre la volonté de créer des lois qui visent à mettre au ban de la société les francs-maçons, par exemple en Italie où ils sont persona non grata au gouvernement.

Il existe pas mal de courants antimaçonniques. D’une manière générale, les religions ont un sérieux problème avec la franc-maçonnerie, souvent lié à la laïcisation de la société. Les francs-maçons sont qualifiés de suppôts de Satan, ils seraient à l’origine de toutes les erreurs modernes : libéralisme, socialisme, Révolution française, communisme, modernisme …

Ces accusations valent également pour le courant antimaçonnique d’extrême droite et royaliste. La franc-maçonnerie représente alors « l’antifrance », car elle porterait en elle la destruction des valeurs traditionnelles.

Bien entendu, il persiste un fort courant antisémite qui accuse la franc-maçonnerie d’être « enjuivée », « sioniste ».

Les antiparlementaristes voient aussi une ennemie dans la franc-maçonnerie.

On compte également de nombreuses accusations d’occultisme, la franc-maçonnerie serait pour certains : luciférienne, sataniste …

Et j’en passe. Ils sont très nombreux à voir dans la franc-maçonnerie l’ennemie à abattre, le bouc émissaire de tous les maux, la négation de leurs valeurs. La franc-maçonnerie serait à la base de la majorité des complots qui sont dénoncés par ceux qui « savent ».

Les réseaux dits sociaux et leur rôle dans la diffusion des thèses antimaçonniques

Nous l’avons vu, il existe de nombreuses facettes à l’antimaçonnisme. on peut penser que ce n’est, après tout, qu’un comportement anecdotique. Mais, depuis l’avènement d’Internet et des réseaux dits « sociaux » en particulier, on ne peut plus faire semblant de croire que ce ne sont que des propos de bistrots sans grand impact. Umberto Eco disait :

« Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles. »

Et c’est ce relativisme qui devient un réel problème à prendre en compte. Les personnes qui, de plus en plus nombreuses, s’informent uniquement sur les réseaux sociaux, les jeunes esprits friands de vidéos, les personnes qui cherchent sincèrement à s’informer… sont soumis un flot immense de vidéos ou de posts de soi-disant « francs-maçons repentis » (sic), d’idéologues d’extrême droite, d’extrémistes religieux catholiques, musulmans… Et dans tout ce torrent de boue, de trop rares voix s’élèvent pour contrer ces insinuations diffamatoires. Ainsi la perception des internautes, c’est-à-dire de tout le monde, est biaisée. Pour une chaine youtube parlant de manière sincère de la franc-maçonnerie, il en existe des dizaines qui disent des inepties plus ou moins graves. Nous retrouvons le ratio donné par Umberto Eco.

Il faut dire que les médias n’aident pas avec leurs marronniers sur les « franc-macs affairistes », sur les « franc-macs dans les couloirs du pouvoir », etc.

Les rituels utilisés par les francs-maçons lors de certaines cérémonies peuvent d’ailleurs être à la source de certaines thèses. Il est dit, de manière symbolique : « je préférerais avoir la gorge tranchée plutôt que de manquer à mon serment » au moment de l’initiation. Il n’en faut pas plus pour que les antimaçons donnent à cette phrase une interprétation littérale.

Faut-il laisser dire ?

Et la parole se libère, on dit n’importe quoi et les francs-maçons qui tiennent à leur confortable discrétion, laissent dire parce que ce n’est pas très grave, hein ?

Et puis un jour des temples sont saccagés comme à Tarbes, des accusations infâmes sont inscrites sur les portes du Grand Orient, un directeur des restos du cœur de Montreuil est poignardé parce que « accusé » d’être un franc-maçon, des menaces de mort aux francs-maçons sont inscrites sur le sol des péages tenus par quelques exaltés portant un gilet jaune ou en commentaires d’articles sur internet, avec un Grand Maitre agressé devant le siège de son obédience.

Vous l’aurez peut-être compris, je considère que ce problème est grave parce que l’antimaçonnisme s’accompagne d’un retour en force de l’antisémitisme, de l’antiparlementarisme, des communautarismes, d’un repli sur soi, d’un recul des principes républicains…

Dans « La démocratie des crédules », Gérald Bronner, nous donne quelques clés pour lutter contre la désinformation. Il constate une forte disproportion dans le marché cognitif de l’information. Il y a, d’une part, les tenants de certaines thèses qui dépensent une énergie folle pour diffuser leurs thèses. Et de l’autre part, ceux qui ont une connaissance rationnelle du sujet, et qui n’éprouvent pas le besoin de s’exprimer. Cette disproportion entraine une perception biaisée qui donne l’impression que les thèses sont vraies, puisque tout le monde en parle. Ceux qui connaissent le sujet ont donc, tout intérêt à intervenir sur les forums, dans les commentaires… L’objectif étant d’apporter le rééquilibrage nécessaire.

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6 commentaires sur “Antimaçonnisme : un bref historique”

    1. L’intérêt de cet article est précisément de faire une synthèse pour ouvrir le débat en fin d’article avec le rôle joué par les réseaux sociaux et une question ouverte. Wikipédia donne des détails et cet article appelle au questionnement

      1. Effectivement, cet article a pour objectif de sirué dans un contexte plus large l’antimaçonnisme et ses nouveaux ressorts liés à la facilité de diffusion des fake-news sur Internet. En se questionnant sur l’impact que les fake-news peuvent avoir dans nos sociétés démocratiques.

        Nous avons des exemples récents d’élections qui ont été fortement perturbées par la diffusion massive de fausses informations. Le danger est réel, il faut en prendre conscience, comprendre les mécanismes pour lutter efficacement.

        D’autres sujets méritent également ce type de questionnement, je les traiterai peut-être à l’avenir. En attendant je suis intéressé par les commentaires utiles.

  1. Merci pour cet article très intéressant qui resitue en contexte ce que nous vivons actuellement au travers des réseaux sociaux : un besoin de trouver un bouc-émissaire à tout, avec les thèses les plus farfelues. Pratiquant beaucoup les réseaux sociaux notamment par plaisir d’analyser les comportements, je suis sidérée des associations de malfaiteurs (dont les francs-maçons) créées de toute pièce par les complotistes et leurs disciples. On mélange tellement tout qu’on perd toute notion de logique par besoin de croyance ou par bêtise (les deux n’étant pas antinomiques).

    Doit-on laisser dire ? Non ! Mais en répondant, n’alimente-t-on pas le phénomène ?

    1. Une des choses que je lis souvent sur cette question est : « Si les FM étaient moins secrets, ils seraient moins accusés ».
      Il est difficile de savoir si la réponse alimente le phénomène, car par nature les FM sont discrets et évitent de s’exposer. Quand on lit certains commentaires on comprend d’ailleurs mieux pourquoi.
      Néanmoins, laisser le champ libre aux défenseurs des thèses farfelues (qu’elles soient au sujet des FM ou d’autre choses d’ailleurs), entraîne une énorme disproportion dans l’information.
      Celui qui ne connaissant pas le sujet cherche a en savoir plus, se retrouve confronté à 90% d’informations farfelues contre 10% d’informations sérieuses. Celui-là va donc, face à cette masse immense, se dire naturellement que le plus nombreux ont certainement raison. C’est un biais connu.
      Ainsi il est nécessaire d’apporter cet équilibrage de la parole. Voire même de supplanter les thèses fumeuses.
      On constate également que le silence n’éteint pas le phénomène. Au contraire.

      Néanmoins on peut imaginer que si le silence n’éteint pas le phénomène, la parole ne devrait donc pas l’alimenter au delà de ce qu’il est déjà … c’est à dire extraordinairement développé.

      Enfin, la prise de parole que je suggère dans les forums par exemple, ne signifie pas nécessairement « répondre », il peut également s’agir d’intervenir pour donner des informations sans que ce soit en réponse à un message spécifique. Cela peut également être en créant du contenu original, comme cet article.

  2. Retour de ping : - GADLU.INFO - Franc-Maçonnerie Web Maçonnique

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