Le Virus et le Ridicule, fable des jours sombres

masques ridicules

Voyant le Ridicule ne tuant plus personne
Un Virus agressif en prit soudain ombrage
Démontrant à chacun que par lui le glas sonne
Il fit arraisonner parmi nous les moins sages

Pourtant le Ridicule aurait pu faire besogne
Tant les réseaux sociaux changent tout un chacun
En incroyable idiot, en vieil ours qui grogne
Bêtise, méchanceté ne font alors plus qu’un

De constater le jour, les mesures stériles
Nous fait poser question : mais que font nos édiles ?
Laver les rues au jet, sans agent virucide
Est désolant à souhait, environnementicide

De voir la course aux masques, du fait de groupes rivaux
Invectives et insultes, pour un bout d’élastique
Sont autant de raisons, d’y voir le caniveau
Dans ces viles actions de nos chers politiques
Car ces chamailleries, à vues électorales
Durant la pandémie sont une faute morale

Quelques uns néanmoins nous redonnent à croire,
En aidant leurs voisins, sans le faire bruyamment
Que c’est bien maintenant que se recrée l’espoir
De bien sortir, un jour, de ce confinement.
Loin de tous ces tapages, des coteries des uns
Des fourberies des autres, il y en a certains
Dont l’esprit est plus sage et qui font attention
À ne prendre jamais, quiconque pour un con.

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11 commentaires sur “Le Virus et le Ridicule, fable des jours sombres”

    1. Cela a également égayé la mienne de l’écrire. Et puis comme disait Sardou « c’est tellement plus mignon de se faire traiter de con, en chanson », alors, peut-être certains vont ils trouver « tellement plus malin de se faire traiter de crétins, en alexandrins » 😀

  1. La fable est exhaustive, pesée est sa morale,
    Il n’y a donc en somme rien à ajouter
    Un petit mot pourtant me semble souhaitable
    Afin d’en étirer un peu plus la portée.
    Prêtez attention:

    Vous oubliez, mon frère, de pointer du doigt
    La genèse du mal qui nous amène ici.
    Tout petit animal, plus répandu qu’on croit,
    Qui porte le pouvoir de réduire en charpie
    Toute la Création.

    Intouchable pourtant, de par sa carapace,
    Traître en ce qu’il paraît plutôt inoffensif
    Mais ne l’est pas du tout. Gare à celui qui passe
    A sa proximité sans se montrer rétif :
    Il en aura raison.

    Cet animal, enfin, n’en est pas vraiment un.
    Pas plus n’est-il démon, farfadet ou harpie.
    Tout au plus loge-t-il au fond de l’être humain :
    Cet animal n’est autre que la connerie.
    Ou pour faire court, le con.

    Cette bestiole étrange qui habite partout
    Déforeste, braconne, elle fait fi de tout.
    Pleurons ensemble ici sur le vain sacrifice
    De Maître Pangolin, de Dame Pipistrelle.
    Nous auront-ils permis de percer l’artifice
    Qui au connard humain donnerait la part belle?

    Auront-ils pu, au moins, nous en débarrasser ?

    Las ! il est avéré, et c’est bien triste à dire,
    Que jamais les connards ne partent en premier.

  2. Amen,
    Mazeltov,
    CQFD
    Que sera, sera
    O bla di O bla da
    … (liste non exhaustive)

    Choisir la marque d’approbation et/ ou d’acceptation fataliste qui correspond à votre inclination morale et/ou religieuse et/ou musicale.

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