Réseaux sociaux : vite un break !

Battu

J’en ai déjà parlé ici, ça fait un moment que les réseaux dits sociaux et facebook en particulier me fatiguent, pour employer un euphémisme. Néanmoins, j’ai différé mon départ pour plusieurs raisons. La première était liée à la promotion des associations avec lesquelles je travaillais. La seconde était en rapport avec mes activités politiques locales.

La première est en passe d’être réglée. D’autres personnes prennent la relève de la communication associative. Pour la seconde, c’est plus compliqué. Je devais faire un break définitif à l’issue du deuxième tour des élections municipales. Bon ! Vous commencez à percevoir où est le problème. De deuxième tour, il n’est point question pour le moment.

Il était donc devenu difficile de partir, et puis il y avait cette pression liée à l’actualité sanitaire mondiale, rien que ça ! Facebook permettait de garder le contact. Et puis toutes ces blagues sur le virus faisaient rire, un peu jaune certes, mais faisaient rire. Et pour organiser la solidarité, c’est quand même bien pratique.

Mais est venu le moment que je redoutais, celui ou les blagues et la solidarité allaient laisser la place aux fake news, aux commentaires de ceux qui savaient ce que les autres auraient dû faire, à ceux qui avaient des solutions miracles, aux complotismes de tout poil, et j’en passe.

Une accélération effrayante

Chaque appel à la raison a été transformé en tribune. Chaque information a été pervertie. Bref, le naturel, qui avait été chassé pendant quelques jours, était revenu au galop. Mais ce naturel était démultiplié par la peur.

Alors j’ai pris la décision de faire un break. Un break dans ce flot continu de n’importe quoi. Un break pour ne pas me laisser emporter par la psychose, par la colère. Un break pour ne pas en arriver à détester mes amis. Je me laisse le temps, je leur laisse le temps de (re)trouver la raison. Je garde encore un vague espoir. J’espère que, dans les jours ou les semaines à venir, les propos seront plus mesurés et qu’ils seront plus réfléchis.

La mort de l’esprit critique

Je dois avouer que l’espoir est ténu. Depuis le temps que je navigue dans les eaux troubles d’internet, les choses ne vont qu’en empirant. Je crains que la situation actuelle ne signe l’arrêt de mort définitif de l’esprit critique. J’ai longtemps essayé d’apporter des conseils à mes interlocuteurs afin de les aider à aiguiser leur jugement face à l’information et ces conseils semblent vains.

La situation sanitaire actuelle est telle que j’ai du mal à imaginer quelles seront les séquelles dans les esprits. La raison est-elle définitivement morte ? Ou alors y aura-t-il un sursaut ? Je ne sais pas. Mais j’ai beaucoup de mal à être optimiste quand je vois la tournure prise par les réseaux sociaux. Alors, je jette l’éponge pour ne plus être le témoin impuissant de l’extension de l’obscurité, de l’obscurantisme.

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2 commentaires sur “Réseaux sociaux : vite un break !”

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