Allonger le temps … sans Einstein

Quand j’aborde la question de mes activités associatives,de  bricolage, administratives … une question revient souvent : « Comment fais-tu pour trouver le temps de faire tout ça ? »

J’ai bien quelques explications à fournir :

  • dilater de manière relativiste du temps ;
  • utiliser une machine à explorer le temps afin de rejouer certaines heures de la journée ;
  • être dans le film une journée sans fin ;
  • avoir volé le collier retourneur de temps d’Hermione Granger ;

Mais après avoir passé tout ça au rasoir d’Ockham, il ne reste pas grand chose de vraiment plausible.

Pourtant, la journée dure toujours 86 400 secondes. Et dans chacune de ces 86 400 secondes il est assez difficile de faire tenir beaucoup d’activités.

Alors certes, se lever tôt et se coucher tard, sont des facteurs qui accroissent la durée effective « occupable » d’une journée. Cependant ce n’est pas toujours suffisant.

Comme disait Gérard Majax en son temps « Y a un truc[1] » ; et se truc n’est ni magique, ni scientifique.

Ne vous attendez pas à la révélation du siècle, il s’agit simplement de faire des choix.

Comment j’ai procédé pour allonger mes journés :

Avant de me rendre compte que les faits-divers, l’acharnement médiatique et autres sujets d’actualité ne m’intéressaient absolument pas je regardais au moins deux fois le journal télé (midi et soir). -> gain 1h15 par jour. Je reviendrai dans un autre billet sur mon désintérêt pour l’actualité.

J’avais aussi la prétention de croire que j’étais vachement cultivé en regardant des candidats mal ou bien répondre dans des jeux de culture générale -> gain 45 minutes par jour

Et puis bon, le soir un bon documentaire ou un petit film sympa à sélectionner parmi un choix limité, donc en réalité pas du tout ce qui me plait le plus, mais plutôt ce qui me déplait le moins -> gain 1h45 par jour

Voilà pour le choix personnel 3 à 4 heures gagnées par jour en n’allumant tout simplement pas la télé.

Bon il faut avouer qu’il y a eu des gains qui n’étaient pas de mon propre chef. Avec le temps, il n’est plus devenu nécessaire d’accompagner les enfant à leurs diverses activités, c’est toujours quelques heures de gagnées par semaine.

Il y a encore tout un tas de choses que je juge inutiles et que je ne fais pas : laver la voiture, repasser mes caleçons, jouer à Candy Crush sur mon téléphone, …

Bien sûr les réseaux sociaux sont venus reprendre de la place et du temps, mais de cela j’ai déjà parlé. Et ce problème là semble être en passe d’être réglé pour un bon moment.

Alors, avec tout ce temps gagné – plus d’un quart d’une journée éveillée tout de même – il est devenu plus simple de :

  • participer à des réunions ;
  • organiser des évènements et des activités ;
  • passer du temps avec mes proches ;
  • lire ;
  • penser ;
  • donner des coups de mains ;
  • bricoler ;
  • passer du temps avec les amis ;
  • me détendre ;
  • … en fait la liste est très longue des choses que j’ai pu faire avec du temps gagné sur les futilités, vous savez c’est l’histoire du bocal rempli d’abord de gros cailloux, puis de gravier, puis de sable et enfin arrosé d’une bonne bière.

Bien entendu ce n’est pas une leçon de morale que je viens de vous donner, ni même très intéressant. Il s’agit simplement d’un « retour d’expérience personnelle », qui ne vaut que pour mon cas ; mais au moins ceux qui me posent cette question du temps libre ont-il une réponse.

Si je devais synthétiser, je dirais qu’employer son temps est principalement une question de choix personnels. Alors, à la remarque « je n’ai pas de temps pour faire ceci ou cela » je réponds souvent ; « bien sûr que tu as du temps … mais tu ne le sais pas »

  1. [1]1975 : Y’a un truc, avec Armand Jammot, édition Nathan