Je ne suis pas un écolobio

écolobio ?

Malgré une certaine conscience, voire une conscience certaine des enjeux liés à l’environnement, on ne peut pas dire que je sois un « écolobio »[1]. Je n’ai jamais milité dans une quelconque association écologique, je consomme des produits bio … ou pas, selon ce que j’ai sous la main. Je trie mes déchets mais je n’ai pas de composteur. Je préfère les énergie renouvelables au nucléaire mais je pense que le nucléaire est moins risqué que les énergies fossiles. Je n’ai pas une vision catastrophiste de l’état de la planète même si je sais que le réchauffement climatique est en cours et qu’il apporte des bouleversements.

Alors pourquoi faire partie d’un groupe écolobio ?

En fait cette affirmation est fausse, c’est une étiquette qui a été collée pour tenter d’affaiblir le groupe auquel j’appartiens. C’est, ce qu’on appelle en rhétorique un homme de paille, c’est à dire présenter la position de son adversaire de manière volontairement erronée. La maire de la ville fait un emploi immodéré de ce type de sophismes, mais ce n’est pas la seule (lire : Michelle S, ou les Malheurs du Sophisme)

Le groupe auquel j’appartiens n’est pas écolobio. Je fais partie d’un rassemblement citoyen d’intérêt communal. Derrière ces mots il y a une volonté de travailler ensemble à l’amélioration de la vie dans la commune où nous vivons, il n’y a certainement pas d’idéologie partisane.

Qu’y a-t-il d’écolobio dans notre action ?

Lorsque nous diffusons les conseils municipaux sur les réseaux sociaux, nous défendons la transparence et le droit de chacun à prendre connaissance des débats publics.

Lorsque nous nous battons pour maintenir une cantine locale dans les écoles, nous défendons la qualité de l’alimentation pour les enfants.

Lorsque nous proposons que le budget municipal soit tourné vers l’activité plutôt que vers la réfection des chaussées, nous défendons le tissus économique local.

Lorsque nous dénonçons la subjectivité dans l’attribution des primes aux mérites pour les personnels municipaux, nous défendons l’équité face à l’arbitraire.

Lorsque nous créons un parcours interactif culturel dans la commune, nous défendons notre patrimoine et promouvons l’image artistique de la commune.

Lorsque nous nous dénonçons les emprunts toxiques, nous défendons notre capacité d’investissement dans l’avenir.

Je pourrais citer encore bon nombre d’actions de notre groupe qui ne sont empruntes que d’une seule idéologie : le bien commun.

Certains essayent de nous cantonner dans le rôle qu’ils aimeraient bien nous voir jouer, celui de militants écolobio. Hors, derrière cette appellation il y a une volonté de réduire notre action à quelque chose de « pas sérieux ». C’est probablement parce que tout le monde se rend compte que notre action est bien plus globale et par là même, bien plus dangereuse pour ceux qui cherchent à obtenir ou conserver une place dans le paysage politique local.

Non, je ne suis pas éclobio, je ne l’ai jamais été et ne le serai probablement jamais.

  1. [1]J’emploie ce terme tel qu’il est utilisé par les personnes qui voudraient nous cantonner dans une case

Sécurité vs liberté : quelles limites ?

sécurité vs liberté

A Vallauris, l’adjoint à la sécurité fait du zèle.

Le devoir du maire d’une commune est de s’assurer de la sécurité de ses administrés, personne ne conteste cela. Je vais donc faire un point sur ce qu’il s’est réellement passé le 23 mars dans l’avenue de Cannes.

En début de soirée, la police municipale est bien venue à ma rencontre pour me reprocher de ne pas avoir prévenu de l’organisation des « 4 saisons de l’avenue de Cannes ». Cependant quand l’agent a pris connaissance du contenu de la « manifestation » en question il n’a pu que nous souhaiter une bonne soirée. En effet, cette soirée, calquée sur les premiers jeudis du collectif 46-48, propose une fois par saison l’ouverture en nocturne des ateliers, galeries, boutiques de l’avenue de Cannes à Vallauris.

Faut-il déclarer une ouverture tardive ?

Les commerces, ateliers, galeries sont-ils tenus de déclarer une ouverture tardive ? Oui, si celle-ci dépasse minuit trente d’après le règlement municipal de Vallauris. Or, dans le cas des 4 saisons de l’avenue de Cannes, la fermeture était programmée à 22h30, soit deux heures avant l’horaire règlementaire. Il n’y avait donc pas d’obligation déclarative.

D’ailleurs, l’adjoint à la sécurité de la commune n’est pas revenu sur cette question. Non, au lieu de cela il a préféré adopter une posture intenable que ce soit d’un point de vue légal, d’un point de vue économique, d’un point de vue équité, ou encore d’un point de vue pragmatique.

Que nous est-il reproché ?

L’adjoint à la sécurité nous le précise par voie de presse. On aurait pensé qu’il nous contacte directement, non c’est en se servant de la presse qu’il entend régler ses comptes. Espérant peut-être ainsi nous intimider.

« Cette manifestation avait engendré des déplacements à pied d’un lieu à l’autre. Dans ces conditions, le périmètre aurait dû faire l’objet d’une demande et d’une sécurisation […] avec notamment la mise en place d’un dispositif adapté. »

Cette déclaration à elle seule mérite une analyse.

Les déplacements à pied sont-ils règlementés ? Non bien sûr, d’ailleurs il n’est qu’à voir le nombre de personnes drainées dans cette même avenue lors du marché du dimanche matin à l’école Langevin. C’est sans aucune commune mesure avec ce que qui s’est passé pour les 4 saisons de l’avenue de Cannes. Or, le marché du dimanche matin n’a aucun dispositif adapté, ni sécurisation. Il n’y à même pas de dispositif pour éviter les accidents de la circulation, l’avenue n’étant pas rendue temporairement piétonnière.

D’ailleurs, quelle « sécurisation » pourrait bien être efficace contre un risque terroriste, puisque c’est bien de cela qu’il semble s’agir ?

Et puis, n’est-ce pas le propre d’une rue commerçante que de voir des piétons passer d’une boutique à l’autre ?

Tracasseries à n’en plus finir pour quel objectif ?

Lors du dernier conseil municipal (voir l’article : La démocratie selon M. C. élu FN ), la maire de Vallauris s’est longuement répandue sur tout le bien qu’elle a fait aux artistes.

Vous pouvez l’entendre à partir de 42’52 »

« La culture est au plus haut. Si les artistes sont là c’est parce que nous les avons fait venir. Toute la communauté [sic] qui est là, c’est pas l’opération du Saint Esprit ! C’est nous qui avons travaillé »

Et plus loin à partir de 46’58 :

« Nous reprocher de pas faire assez pour les artistes ! Alors là ça va bien amuser mes collègues. C’est nous qui les avons fait venir, c’est nous qui avons trouvé des solutions […] »

Alors, Madame le maire, Monsieur l’adjoint à la sécurité, pourquoi entraver les initiatives de ces mêmes artistes, que vous dites aimer tant, quand il essaient de dynamiser un coin de la ville complètement laissé pour compte ?

Intimidation sous couvert de pédagogie : le mauvais choix de l’adjoint à la sécurité

Que la mairie décide de faire un rappel des bonnes règles à adopter afin d’assurer la sécurité des personnes est tout à fait louable. Que ce rappel se fasse en se servant du prétexte des 4 saisons de l’avenue de Cannes est une mesure d’intimidation qui n’est basée sur rien de légal. J’aurais aimé que nice matin se rende compte de cela avant de publier cet article.

Manifestation publiques
Article de nice matin du 3 avril 2018

La démocratie selon M. C. élu FN

Démocratie

L’élu FN se prend les pieds dans la démocratie.

Lors du dernier conseil municipal de Vallauris, cet élu a interrompu à plusieurs reprises le début de la séance pour se plaindre de la présence d’un enregistreur de son et de la présence d’un photographe dans la salle. Il argumente sur le fait qu’il ne serait pas démocratique qu’un citoyen présent dans le public puisse enregistrer et diffuser les débats.

Morceaux choisis, à écouter sur youtube :

« Si c’est d’autres personnes [qu’un élu] dans la salle qui le fait […] je ne l’accepte pas. Cet appareil, soit on l’arrête ou sinon je vous dit, je préfère partir »

« Il y a un appareil ici et à chaque fois je le vois, moi ça ne me convient pas c’est pas la démocratie »

Réponse de la maire

« Je crois que c’est la démocratie dans la mesure ou c’est une séance publique »

Poursuite de l’élu FN

« Il n’y a aucune raison que quelqu’un enregistre s’il n’est pas élu »

Nouvelle remarque de la maire

« C’est une séance publique, donc c’est quand même compliqué d’interdire les enregistrements »

On peut déplorer la réaction de cet élu qui ne comprends semble-t-il pas ce qu’est la démocratie. Mais cet évènement montre aussi l’évolution des mentalités sur cette question de la diffusion des débats publics.

Il y a 3 ans la maire nous menaçait de porter plainte sur le même sujet, voir le détail dans les deux articles plus bas : « Le droit d’enregistrer et de diffuser les conseils municipaux » et « Enregistrement des conseils municipaux : la CNIL nous répond », aujourd’hui, c’est elle-même qui prend la défense publiquement de ce droit qu’ont les conseillers municipaux, mais aussi les membres de l’assistance, d’enregistrer et de diffuser les débats. Quelle satisfaction pour moi qui suis à l’origine de cette ouverture dans ma commune !

[…] Le principe de publicité des séances posé par l’article L. 2121-18 du même code, qui a conduit le législateur à prévoir la retransmission des séances par les moyens de communication audiovisuelle, fonde le droit des conseillers municipaux comme des membres de l’assistance à enregistrer les débats et à les diffuser, éventuellement sur un site internet. Ce droit reconnu par la jurisprudence administrative a conduit les juges à considérer comme illégale l’interdiction par le maire de procéder à un tel enregistrement dès lors que les modalités de l’enregistrement ne sont pas de nature à troubler le bon ordre des travaux de l’assemblée communale (CAA de Bordeaux, 24 juin 2003 n° 99BX01857 ; CE, 2 octobre 1992, commune de Donneville ; CE, 25 juillet 1980. M. Sandre).

Quand, à la fin de la réunion du conseil municipal, je suis allé expliquer à cet élu qu’il avait tort sur cette question. Il m’a répondu :

« Puisque vous insistez, je vais écrire au préfet »

Peut-être, celui-ci lui donnera-t-il une leçon de démocratie.

Je ne peux pas résister à la tentation de citer également ce même élu FN (à 4’45 » sur youtube).

« Je ne supporte pas […] qu’une personne qui n’est pas journaliste se promène dans la salle du conseil, continue à enregistrer et filmer »

En disant cela, il parlait du … photographe de nice-matin.

Le droit d’enregistrer et de diffuser les conseils municipaux

Enregistrement des conseils municipaux : la CNIL nous répond

Yarn bombing : le maire dit niet !

Le Yarn Bombing à Vallauris

À Vallauris, à peine deux jours après la première apparition de tricots, yarn bombing, autour d’un jeune platane, la mairie a envoyé la police municipale, pour sommer les installatrices de retirer leur décoration.

Cette installation avait été faite dans le cadre d’un projet global d’animation de quartier.

Les forces vives se sont regroupées pour proposer d’animer ce quartier dans lequel artistes, artisans, associations, commerces recommencent à s’implanter après de nombreuses années de morosité avait permis à de nombreux habitants de (re)découvrir les lieux sous un autre jour.

Au lieu de soutenir ces initiatives, madame le maire les entrave. Allant jusqu’à exiger des tracasseries administratives illégitimes pour « autoriser », l’ouverture des ateliers/galeries en nocturne, là ou le plus légalement du monde, le règlement municipal autorise une ouverture jusqu’à minuit et demi sans autorisation.

Qu’est-ce que le yarn bombing ?

Le yarn bombing ou tricot-graffiti ou encore tricot urbain ou tricotag (appelé aussi knit graffiti, knitted graffiti ou yarnstorm en anglais) est une forme d’art urbain ou de graffiti qui utilise le tricot, le crochet, ou d’autres techniques (enroulements, tissages, tapisserie, accrochages….) utilisant du fil.

Par essence, le yarn bombing est une forme d’art urbain intergénérationnel, non délétère pour la nature, non polluant. De nombreuses communes, en France et dans le monde, ont fait le choix de soutenir les initiatives de yard bombing, quand elles n’ont pas, elles-mêmes été à l’origine de certains projets : Angers, Muhouse, Evry, Paris …

Le Yarn Bombing c’est aussi le moyen de recycler et de redonner une nouvelle vie aux vieilles pelotes de laines qui trainent dans les greniers.

 

Avant, après intervention du maire, pklus de yarn bombing à Vallauris
Après l’intervention de la maire, les installatrices ont retiré leur création.

On peut légitimement se questionner :

  • quelle politique associative pour cette ville ?
  • quelle politique commerciale ?
  • quelle politique artistique ?

Quant à envoyer la police municipale  on peut se demander si elle ne serait pas plus utile sur d’autres actions que de surveiller si des citoyens passent dans le calme d’une boutique à l’autre !

Quelques exemples de villes ou le yard bombing est le bienvenu :

Michelle S, ou les Malheurs du Sophisme

Capture d’écran du post facebook étudié, le nombre de sophisme employé y est conséquent.

L’approche zététique et les techniques d’autodéfense intellectuelle, dont je parlerai prochainement ici, sont des outils fort utiles pour décrypter le discours politique en particulier. Il est, par exemple, assez amusant de chercher les sophismes dans les déclarations d’hommes et de femmes politiques.

Je ne résiste pas au plaisir de décrypter ceux de la maire de ma commune. Attention c’est un festival.

Présentation des sophismes employés

Sophisme de l’attaque personnelle (argumentum as personam)

Dans une argumentation, l’argumentum ad personam désigne une attaque personnelle portée par l’une des parties à la partie adverse sans rapport avec le fond du débat.

Dans son opuscule L’art d’avoir toujours raison, le philosophe allemand Arthur Schopenhauer recense cette technique sous le titre d’Ultime stratagème (à la fois dernier recensé et dernier recours) :

« Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est : on pourrait appeler cela argumentum ad personam pour faire la différence avec l’argumentum ad hominem. Ce dernier s’écarte de l’objet purement objectif pour s’attacher à ce que l’adversaire en a dit ou concédé. Mais quand on passe aux attaques personnelles, on délaisse complètement l’objet et on dirige ses attaques sur la personne de l’adversaire. On devient donc vexant, méchant, blessant, grossier. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité. Cette règle est très appréciée car chacun est capable de l’appliquer, et elle est donc souvent utilisée. La question se pose maintenant de savoir quelle parade peut être utilisée par l’adversaire. Car s’il procède de la même façon, on débouche sur une bagarre, un duel ou un procès en diffamation. »

Dans le cas présent nous avons :

  • Habitué des revirements, fidèle à son besoin d’exister par tous les moyens […]
  • […] semble vouloir cumuler les mauvaises images
  • TOUS LES MOYENS SONT-ILS ACCEPTABLES POUR EXISTER POLITIQUEMENT , MÊME CEUX QUI TRAHISSENT LA CAMPAGNE MUNICIPALE ?
  • Ce n’est pas l’idée que je me fais du politique qui doit rester digne, fidèle à ses convictions et respectueux des électeurs qui ont voté pour lui.

Sophisme de l’homme de paille (l’épouvantail)

L’épouvantail est un sophisme qui consiste à présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée. Créer un argument épouvantail consiste à formuler un argument facilement réfutable puis à l’attribuer à son opposant.

  • Mr Falcou […] a de nouveaux amis
  • Mr Giraud, 1er adjoint dans l’ancienne municipalité pour qui il fait désormais de la publicité.
  • Mr Falcou cautionne par ce rapprochement la gestion calamiteuse de l’ancienne majorité avec : mise en réseau d’alerte, emprunts toxiques, contrats honteux aux tarifs inacceptables de l’eau et du stationnement, Sophipolis etc […]

Les sophisme de la culpabilité par association

Les sophismes par association sont une famille de sophismes qui consistent à faire remarquer que deux éléments B et C ont un point en commun A pour affirmer que la caractéristique de C serait partagée avec B. La plupart du temps le point en commun est un élément du discours ou des croyances.

On parle de déshonneur par association ou de culpabilité par association si l’association vise à diffamer ou décrédibiliser une personne. Dans le cas contraire, si l’association est faite dans un but apologétique, on parle d’honneur par association.

  • Mr Falcou cautionne par ce rapprochement la gestion calamiteuse de l’ancienne majorité
  • un autre ami qu’il affiche de la même manière. Circule le partage par ce Monsieur d’un post peu respectueux de l’image de la journée des droits des femmes , donc de la femme.
  • Mr Falcou semble vouloir cumuler les mauvaises images.

Le sophisme du mensonge

Une contre-vérité absolue répétée sciemment comme étant un fait absolu

  • Mr Falcou (élu municipal d’opposition gauche)
  • Habitué des revirements

Le sophisme de l‘affirmation du conséquent

L’affirmation du conséquent est un sophisme formel par lequel on considère une condition suffisante comme une condition nécessaire. On traite alors une implication logique comme si elle était une équivalence logique.

  • […] d’un post peu respectueux de l’image de la journée des droits des femmes, donc de la femme

D’autres sophismes et arguments fallacieux sont présents dans ce texte. L’objectif n’est pas l’exhaustivité, mais la mise en lumière de ce que sont les pratiques de certains politiques quand ils sentent qu’ils perdent pied, quand leurs adversaires leur font peur.

Les sophismes : quelles conséquence pour le débat démocratique ?

L’emploi des sophismes et des argument fallacieux en général dans le discours politique est malheureusement encore trop fréquent.

Outre le fait que l’objectif est essentiellement de nuire à son adversaire, plutôt que de discuter des arguments ; cela donne une image dégradante de la politique. Les citoyens ne peuvent que se sentir les dindons de cette farce rhétorique. Et au final cela ne trompe personne.

La maire de ma commune est coutumière de cela, préférant attaquer les personnes plutôt que leurs idées. Et même quand elle attaque les idées, c’est après les avoir travesties.

Le débat démocratique s’en trouve affaibli laissant la place à tous les populismes. Ces pratiques, d’un autre age font le lit des extrémismes. Je les dénonce fermement.

Et pour paraphraser les dernières phrases de la maire de ma commune, ce n’est pas l’idée que je me fais du politique qui doit rester digne en débattant sur les idées sans attaquer les personnes. Tous les moyens sont-ils acceptables pour survivre politiquement, même ceux qui trahissent la raison ?

Capture d’écran du post facebook étudié, le nombre de sophisme employé y est conséquent.
Capture d’écran du post facebook étudié, le nombre de sophisme employé y est conséquent.

P.S. – J’ai laissé, sur la capture d’écran, les commentaires de l’adjointe au social de ma commune car ils procèdent de la même méthode ; elle travestit des propos humoristiques qui dénoncent justement la banalisation de la journée internationale des droits des femmes, en tentant ainsi de faire dire l’exact opposé de ce qui est dit.

Je vous laisse juge.

 

 

J’ai diffusé le conseil municipal de Vallauris en direct sur facebook

Ce vendredi soir, 4 novembre 2016, j’ai pris place dans le public pour assister au conseil municipal. Mon angle de vue (pile en face de madame le maire et monsieur le premier adjoint), l’acoustique acceptable et le matériel technologique à disposition (mon téléphone et de la 4G), je me suis dit et pourquoi pas diffuser le conseil municipal sur facebook ! Et effectivement qu’est-ce qui pouvait bien m’en empêcher? Je savais que la loi et la jurisprudence autorisait enregistrement et diffusion de cette réunion publique, je savais qu’il n’était pas nécessaire pour diffuser de demander une autorisation. Alors, j’ai mis en route le téléphone et lancé la diffusion. Et voilà tout.
Et j’ai vu les gens se connecter sur le live, regarder, me remercier pour la diffusion, m’indiquer que cela leur avait permis de suivre le CM … bref pas mal de commentaires positifs auxquels je ne pouvais pas trop réagir car tenant le téléphone et les crampes commençant à s’installer, il m’était difficile en plus de répondre. Mais enfin, l’expérience était là, réussie et je pense que pour la démocratie c’est une bonne chose.

Alors il y a bien eue ce moment amusant ou monsieur le premier adjoint, m’a interpellé depuis son estrade, moi quidam dans le public, pour me dire que j’aurai au moins pu informer l’assistance de mon intention. Je suis donc allé m’en expliquer auprès de lui et de madame le maire à la fin du CM. Mais sinon, cela c’est globalement bien passé. J’ai d’ailleurs informé monsieur le premier adjoint et madame le maire de ma volonté de renouveler lors des prochains CM, ils n’ont pas émis de réserve.

Ce matin, dans la rue, les gens étaient contents d’avoir pu voir le CM en direct, et me l’ont dit. Ces réactions me poussent à renouveler cette expérience lors des prochains CM. Malheureusement, après la diffusion j’ai appris que certaines personnes se sont servis de ces images pour dire des choses inappropriées sur le personnel municipal présent et c’est regrettable, cela n’apporte surtout rien de concret à la démocratie. Je suis bien entendu désolé de cela, mais je n’y suis pour rien et il m’est difficile de l’empêcher. Monsieur le premier adjoint et madame le maire m’en ont fait reproche. Je leur ai alors proposé de procéder eux-mêmes à l’enregistrement et à la diffusion des CM sur le site officiel de la ville, comme le font de nombreuses municipalités (Biot par exemple). Madame le maire m’a répondu : « Cela a un coût monsieur Fleury ». Voilà ! Et bien je puis l’affirmer, cela ne m’a pas coûté grand chose, une crampe, un peu de mon forfait téléphonique … et c’est tout.

Quand on veut, on trouve des solutions. Quand on ne veut pas on cherche des excuses.

Et pour l’anecdote, monsieur le premier adjoint, qui « ne voit pas l’intérêt de diffuser à tous les citoyens les débats du conseil municipal » (sic), m’a demandé : après les enregistrements audio, après la diffusion vidéo sur facebook, quelle serait ma prochaine étape ! Je vais peut-être lui proposer un écran géant 😉 !

Je vous donne rendez-vous pour le prochain direct du conseil municipal de #Vallauris.

Pourquoi j’ai retiré le direct du conseil municipal ?

Vingt-quatre heures après la diffusion du conseil municipal de vendredi, j’ai retiré la vidéo de facebook.

Je tiens tout d’abord à préciser qu’il n’y a pas eu de pression ou de censure pour que je la retire. C’est une décision personnelle.

La diffusion du direct a un intérêt immédiat, permettre au plus grand nombre de suivre cette réunion importante. Au delà de la période de direct l’intérêt est moindre, notamment parce que nous diffusons sur la chaîne youtube d’Ensemble pour Vallauris Golfe-Juan l’intégralité des enregistrements audio, mais également parce que les retranscriptions seront ensuite disponibles au format pdf.

Ensuite, je ne cautionne pas l’usage qui a été fait des images ; en effet, il y a eu des remarques désobligeants sur le personnel municipal présent, les agents ne sont pas là pour subir de telles moqueries.

Lors de la prochaine diffusion du conseil municipal je procéderai de même, un direct laissé au plus 24h.

Si il s’avère utile de conserver les images et surtout que les commentaires s’attachent au fond plus qu’a la forme, je pourrais revoir ma position.

Je pense que cette expérience a été un important moment de démocratie locale si j’en crois les nombreux retours positifs que j’ai eus. Et c’est très satisfaisant.

Le quotidien local nice-matin a donné une suite intéressante à cette diffusion.

La captation du conseil municipal de novembre à #Vallauris mis en perspective dans un dossier de Nice Matin complet sur la captation des conseils municipaux dans le bassin antibois.

captation-0 captation-1