Pour vivre heureux, faut-il vivre caché ?

Cette question n’est pas le spoiler du prochain sujet de philo. C’est plutôt un complément au premier article de ce blog – Se planquer pour ne pas devenir fou. Quels avantages, quels inconvénients à la déconnexion ?

Après avoir fait le constat de la piètre qualité de l’information dans les médias : course à l’info, acharnement médiatique, sujets peu enthousiasmant, prépondérance du fait-divers. Voir à ce sujet la très bonne critique proposée par Aude sur youtube.

Après avoir été battu dans la lutte contre les hoax, les fake-news, les « réinformations », qui constituent un flot qu’aucun barrage ne semble pouvoir endiguer, voir à ce sujet cette conférence de Gérald Bronner.

Après avoir été désarçonné par le nombre croissant de tenants en diverses croyances : pseudo-médecines, pseudo-sciences … A titre d’exemple, je ne citerai que les antivax dont le nombre progressé de manière dramatique ces dernières années.

Après avoir vu le retour en force des ennemis de la Laïcité et par la même de la République.

J’ai donc pris le parti de ne plus me connecter ni à la télé, ni à la radio, ni sur les réseaux sociaux. Ça, je pense que c’était déjà parfaitement clair dans le précédant article, je ne reviendrai donc pas plus longtemps là dessus.

Mais il y a d’autres vertus à se déconnecter, que je découvre peu à peu.

Le temps tout d’abord. En quelques semaines les journées se sont magiquement rallongées, plus de temps pour lire, plus de temps pour se former, plus de temps pour se reposer, plus de temps pour analyser au lieu de réagir.

Le stress ensuite. Ne plus avoir connaissance des choses qui m’agacent, certes ne les fait pas disparaitre, mais au moins n’y suis-je pas confronté de manière disproportionnée. C’est reposant. Alors, au début, il y a un peu ce sentiment d’abandonner le combat. Cette légère frustration de ne pas pouvoir cliquer sur « partager ». Et puis les habitudes changent, au lieu de partager à des centaines d' »amis », je cible, je personnalise le partage. Je découvre les vertus du temps long.

Et puis il y a aussi, la satisfaction de se dire que je protège un peu mieux mes données personnelles. Ne plus les laisser en pâture à facebook en n’étant plus connecté de manière permanente est quand même assez agréable.

Et il y aura certainement d’autres choses à découvrir pleines d’intérêt.

Comme tout bon article avec un titre putaclic, je n’ai absolument pas répondu à celui-ci dans le développement. Pour le moment, le réglage de ce blog fait que les nouveaux articles sont automatiquement publiés sur facebook, twitter et Google+, je ne suis donc pas complètement caché. Ensuite je n’étais pas malheureux avant de me « planquer ». Je retrouve simplement un peu plus de liberté, et ce n’est pas si mal. Et puis un jour prochain, je déconnecterai sûrement aussi ce blog. En attendant, ce n’est pas la peine de commenter cette publication sur les réseaux sociaux. Je n’y répondrai pas.

Par contre si vous voulez en discuter, ici-même, ce sera volontiers.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.